Kafka Tamura est un adolescent solitaire et taciturne qui décide de fuguer. Il s’y est soigneusement préparé, avec une discipline physique et mentale très stricte. Il quitte l’appartement de Tokyo où il vivait avec son père, traverse le pays, et, au fil de ses rencontres, trouve refuge dans une bibliothèque, puis dans une cabane perdue au milieu de la montagne, où il questionne ses origines, ses rêves, son identité.
Nakata est un vieil homme dont l’existence a été bouleversée lors d’un étrange accident alors qu’il
était enfant, pendant la seconde guerre mondiale. Il a désappris à lire et son ombre est devenue
presque transparente. En revanche, il peut parler aux chats ! Poussé par une force indicible, il suit les
pas de Kafka sans le savoir.
En entrecroisant ces deux récits, Murakami nous transporte à la frontière des mondes, entre rêve et réalité, passé et futur, vie et mort. « Tout n’est que métaphore » nous répète l’écrivain, dans ce roman aux multiples interprétations. Sans être sûre d’avoir tout compris, je me suis laissée emporter avec plaisir par cette narration à la fois bizarre et poétique, qui reste pourtant étonnamment simple et naturelle.









